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Yitzhak Rabin face à la haine : les derniers jours décisifs

Michaël Darmon, Les derniers jours d’Yitzhak Rabin. Passés Composés, 22/10/2025, 250 pages. 21€

Les derniers jours d’Yitzhak Rabin de Michaël Darmon, journaliste et spécialiste du Moyen-Orient, est une plongée poignante et détaillée dans les derniers mois de la vie de l’ancien Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, avant son assassinat en novembre 1995. L’ouvrage se concentre non seulement sur l’événement tragique qui a mis fin à la vie de Rabin, mais aussi sur la situation politique et sociale d’Israël à l’aube de sa mort, tout en offrant une réflexion sur son héritage, ses idéaux et les défis auxquels il a été confronté. Michaël Darmon, journaliste et spécialiste du Moyen-Orient, propose un récit à la fois chronologique et analytique, enrichi de témoignages et d’une analyse des dynamiques internes et externes d’Israël au moment de la tragédie.

Michaël Darmon dessine les contours du contexte historique et méthodologique

L’auteur à pour but d’humaniser les figures politiques tout en mettant en lumière les enjeux de leurs actions. Le livre se distingue par sa capacité à combiner la narration d’événements historiques avec une analyse des tensions politiques, religieuses et sociales qui traversaient Israël dans les années 1990. Yitzhak Rabin, figure centrale du processus de paix israélo-palestinien et défenseur de l’Accord d’Oslo, se trouve au cœur d’un contexte national très complexe où des forces opposées à son approche de la paix prennent de plus en plus de poids. Le soir de son assassinat, il est étonné du nombre d’Israéliens réunis pour ce grand meeting.

La méthodologie de Darmon repose sur une approche chronologique des événements qui ont marqué les derniers mois de la vie de Rabin, tout en intégrant des éléments d’analyse politique, sociologique et psychologique. Il s’appuie sur des archives, des entretiens avec des témoins directs et des membres de l’entourage de Rabin, ainsi que sur des documents diplomatiques. De la sorte, il rend compte des pressions qui s’exerçaient sur le Premier ministre à la fois au niveau intérieur (avec l’opposition des milieux les plus conservateurs), et extérieur (évolutions du processus de paix).

La situation politique d’Israël en 1995 est complexe. Les années 1990 marquent une période cruciale pour l’État d’Israël, marquée par une forte instabilité politique et des tensions profondes, notamment liées au processus de paix avec les Palestiniens. Yitzhak Rabin, qui avait pris ses fonctions de Premier ministre pour la seconde fois en 1992, est au cœur du processus avec la signature des Accords d’Oslo en 1993 jetant les bases d’un règlement de la question palestinienne. Mais ces accords, malgré l’optimisme qu’ils avaient suscité au départ, sont rapidement devenus une source de division et de controverse au sein même de la société israélienne. Le clivage créé des tensions et des attentes pleines d’espérance. Le journaliste décrit comment dans les mois précédant son assassinat, le Premier ministre fait face à une opposition de plus en plus virulente de la part des partisans des colonies israéliennes en Cisjordanie et de secteurs religieux ultra-conservateurs qui voient dans les concessions faites aux Palestiniens un acte de trahison. La violence de cette opposition se manifeste à travers des manifestations de plus en plus radicalisées.

Le processus de paix et l’assassinat de Rabin

Les enjeux du processus de paix sont analysés en donnant des raisons pour lesquelles l’homme d’État israélien, qui avait fait carrière dans l’armée, avait choisi de se lancer dans des négociations avec les Palestiniens. Cela a été pour ce dernier un chemin intérieur devenant (peut-être malgré lui) comme une nécessité. Le caractère pragmatique de Rabin est mis en exergue au cœur dans cette étude. Bien que profondément ancré dans une vision de sécurité pour Israël, il a compris que la paix avec les Palestiniens était la seule issue possible à long terme. Cependant, au fil des pages le journaliste fait ressortir l’énorme coût politique de ce choix. Rabin, qui avait longtemps été un défenseur de la politique de colonisation en Cisjordanie et de la ligne dure face aux Palestiniens, s’est retrouvé à faire face à une opposition aussi bien de la part de l’extrême droite israélienne que de la part d’un pan de sa propre base politique.

Le récit très efficace rappelle la fragilité du processus, et comment la radicalisation de certains opposants (le rôle des dirigeants politiques et de responsables religieux) a contribué à l’escalade de la violence. L’auteur décrit le climat de haine qui se développe autour de sa personne, et qui culmine dans l’assassinat du Premier ministre par l’extrémiste juif, Yigal Amir, en novembre 1995. Le livre fournit un éclairage détaillé sur les derniers jours de Rabin, ses rencontres politiques et ses discours publics. L’auteur montre comment, malgré la menace qui pèse sur lui, le Premier ministre reste résolu dans son engagement pour la paix. Le jour de son assassinat, il prononce un discours à Tel Aviv devant une foule enthousiaste, soulignant l’importance de la paix et de la réconciliation. Il chante avec la foule une chanson consacrée à la paix (Shir Lashalom), qui aujourd’hui encore est un symbole ému de résistance à la politique actuelle et une folle espérance ; même si cette dernière est blessée et flouée. Le refrain avec le recul est à peine croyable quand on sait ce qu’il advient ce soir-là…

« Aucun de nous ne reviendra d’un gouffre sombre. Ici ni la joie de la victoire ni les chants de louange ne seront d’aucune utilité. Alors chante juste une chanson pour la paix, ne murmure pas une prière. Mieux vaut chanter une chanson pour la paix avec un grand cri ». Ce discours contraste profondément avec l’assassinat qui suivra, événement tragique qui marquera un tournant dramatique dans l’histoire d’Israël.

Une analyse de la société israélienne : tensions internes, déchirements, espoirs de paix et forte polarisation en Israël

Une des forces de l’ouvrage réside dans sa capacité à illustrer les tensions profondes qui traversaient la société israélienne alors, notamment à travers le prisme de l’opposition à Rabin. Les fractures sociales sont décrites comme ayant été accentuées dans les années qui ont précédé l’assassinat, avec des manifestations violentes organisées par les opposants aux Accords d’Oslo. Les images des affiches de Rabin habillé en uniforme nazi ou les slogans haineux comme « Rabin assassin » sont omniprésentes alimentant une atmosphère de division politique profonde. Le livre met en lumière l’impact de cette polarisation sur la santé mentale et le moral du Premier ministre, qui, bien que soutenu par de nombreux partisans du processus de paix, est progressivement isolé à l’intérieur de son propre pays.

Le climat de tension extrême a conduit au drame, en détaillant la manière dont les opposants au processus de paix ont exploité les frustrations populaires pour inciter à la violence. Le livre insiste sur la radicalisation des positions politiques à droite et sur la manière dont les figures de l’opposition, notamment Benjamin Netanyahou, ont alimenté cette haine et cette division. L’auteur met ainsi en évidence la manière dont la violence politique verbale a pu se transformer en un assassinat physique, en partie en raison de la mise en place d’une rhétorique d’incitation. Les divisions entre les partisans du processus de paix (notamment au sein du Parti travailliste), représentés par une majorité de la Gauche et du Centre, et les opposants, souvent issus des milieux religieux ultra-orthodoxes et nationalistes, sont une thématique récurrente du livre. Michaël Darmon évoque les bases idéologiques de la contestation des Accords d’Oslo, notamment la peur de perdre des territoires stratégiques, la méfiance vis-à-vis des Palestiniens et la défense des colonies israéliennes en Cisjordanie.

Le Premier ministre est décrit comme un homme pragmatique, mais conscient de l’impopularité croissante de ses choix, d’autant plus que de nombreux membres de son propre Parti Travailliste et des élites israéliennes sont divisés sur la question des négociations avec les Palestiniens. Cette polarisation de la société israélienne devient l’un des moteurs de l’incompréhension et de l’animosité, créant un climat propice à la violence politique. Cela permet de poser une question cruciale : Israël pouvait-il supporter un processus de paix aussi ambitieux tout en maintenant l’unité sociale et politique du pays ?

Portrait de Rabin : un homme déterminé mais en proie à la solitude

Michaël Darmon réussit à rendre hommage à la figure de Rabin en détaillant sa personnalité, ses convictions et ses actions dans une période marquée par des défis énormes. Par une exploration fine de ses derniers mois, le livre nous permet de mieux comprendre la détermination du Premier ministre à mener un processus de paix qu’il considérait comme crucial pour la survie d’Israël, malgré les critiques virulentes auxquelles il faisait face. Le portrait de l’ancien Général combattant dans Tsahal, dressé par Darmon, est celui d’un homme pragmatique, mais aussi d’un homme sensible, épuisé par les pressions politiques et sociales, et les menaces de mort qui pesaient sur lui. On découvre un homme profondément humain. Il n’est pas d’écrit par l’auteur comme un simple dirigeant politique, mais comme un homme qui lutte pour réconcilier ses convictions de sécurité pour Israël avec la nécessité d’une solution politique au conflit israélo-palestinien. Le journaliste fait ressortir la tension qui existait chez l’homme politique entre son passé militaire, marqué par une approche très sécuritaire vis-à-vis des Palestiniens, et son rôle de négociateur pour la paix avec l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), processus qu’il a activement soutenu avec la signature des Accords d’Oslo. La psychologie d’un homme tiraillé entre la conviction d’être sur la bonne voie et la pression incessante d’un environnement politique et social de plus en plus hostile nous est présentée avec grande raison.

Un récit détaillé des derniers jours de Rabin et de son assassinat

L’un des moments les plus puissants du livre réside dans la manière dont Darmon traite les derniers jours de Premier ministre avant son assassinat. L’auteur offre un récit minutieux des événements, en soulignant l’agitation politique croissante et les menaces qui pèsent sur la vie du Premier ministre. L’un des aspects les plus saisissants du livre est la description de la foule qui se rassemble à Tel Aviv le soir du 4 novembre, après un rassemblement pour la paix, où le Premier ministre prononce son dernier discours. Le discours de Rabin, apaisant et déterminé, contraste de manière frappante avec l’événement tragique qui suit. Darmon décrit avec émotion l’instant où Rabin est abattu par un extrémiste juif opposé au processus de paix, et l’onde de choc qui traverse Israël et le monde entier.

…, et la question de l’assassin, Yigal Amir, insuffisamment traitée

Le traitement de l’assassin n’a pas tout le relief attendu. Bien que l’auteur évoque les motivations d’Amir, son portrait psychologique aurait pu fournir des éclairages importants sur les mécanismes de la radicalisation et de l’extrémisme, ainsi que les raisons profondes qui l’ont poussé à commettre l’acte, sont peu explorées. Une analyse plus approfondie de la manière dont Amir a été influencé par la rhétorique anti-Rabin et les discours de haine qui circulaient dans certains cercles religieux et politiques israéliens aurait enrichi la compréhension de cet assassinat. La question de l’extrémisme religieux et de la radicalisation de certains secteurs de la société israélienne, sont sans doute trop peu développées, ainsi que les mentalités au sein des communautés religieuses israéliennes. Pourtant, il y aurait des mécanismes sociaux et idéologiques qui l’ont mené à cet acte, à expliquer. Idem pour ce qui est de la manière dont ce meurtre a été perçu au sein de certaines communautés religieuses radicalisées.

Le leg d’Yitzhak Rabin, et les enjeux contemporains

L’étude s’intéresse aussi à son héritage après sa mort. L’auteur cherche à comprendre l’impact de ce tragique événement sur la politique israélienne contemporaine. Un des premiers à réagir est le leader palestinien Yasser Arafat, qui comprend tout de suite la portée du geste et de ses conséquences. Il est défait par l’annonce terrible de l’assassinat, mais aussi pour ce qui en résultera pour le peuple palestinien. Il ira en catimini bravant les interdits rendre visite à la veuve du Premier ministre pour lui présenter ses condoléances. Michaël Darmon montre comment, après la disparition de Rabin, les Accords d’Oslo ont été laissés en suspens et comment l’assassinat a radicalisé davantage les positions à droite et compromis tout espoir de compromis à court terme entre Israéliens et Palestiniens. Il interroge également la question du leadership israélien dans le contexte actuel, en montrant comment la mort d’Yitzhak Rabin a laissé un vide difficile à combler, et comment les divisions internes d’Israël ont, depuis lors, entravé l’avancée du processus de paix. L’auteur pose la question de la responsabilité collective de la société israélienne dans l’assassinat du Premier ministre, soulignant la responsabilité des discours politiques et des manifestations qui ont contribué à l’escalade de la violence.

Des attentes non rejointes… Une analyse des enjeux idéologiques et politiques insuffisamment développés ainsi que les enjeux idéologiques sous-jacents à ces tensions. Par exemple, les positions des opposants au processus de paix, bien qu’évoquées, ne sont pas approfondies d’un point de vue philosophique et politique. Les critiques des Accords d’Oslo par des figures comme Benjamin Netanyahou ou les leaders des mouvements religieux ne sont que survolées, alors que leur influence sur l’opinion publique et leur rôle dans l’escalade de la violence mériteraient davantage d’attention. En ce sens, l’ouvrage reste trop centré sur la figure de Rabin, au détriment d’une analyse plus détaillée des forces opposées à son projet de paix. Il en est de même pour ce qui concerne la dimension internationale du processus de paix et des relations israélo-palestiniennes, le rôle des acteurs internationaux (États-Unis, Union européenne…), qui ont joué un rôle clé dans la médiation et le soutien des Accords d’Oslo, sont à peine évoqués. De même, l’impact de la politique étrangère sur la situation interne d’Israël et la pression internationale pour parvenir à un accord est relativement absent, ce qui limite la compréhension du contexte global dans lequel Rabin évoluait.

 Les derniers jours d’Yitzhak Rabin de Michaël Darmon est un ouvrage poignant et bien documenté qui permet de comprendre l’impact de l’assassinat de Rabin sur la société israélienne et sur le processus de paix israélo-palestinien. L’ouvrage parvient à faire sentir l’atmosphère émotionnelle palpable, particulièrement en ce qui concerne l’événement tragique de l’assassinat. L’ouvrage, riche en détails humains et politiques, tente de capturer l’essence des derniers jours du leader israélien, tout en interrogeant les forces internes qui ont conduit à son assassinat par un extrémiste juif. Il donne également une place importante à l’impact humain de cette tragédie, non seulement sur la famille de Rabin, mais aussi sur la société israélienne dans son ensemble. Il fait vivre au lecteur les derniers instants de Rabin, avant de décrire la consternation qui a suivi sa mort, et l’inquiétude sur l’avenir du processus de paix. Cet ouvrage nous permet de comprendre la politique israélienne des années 1990 et les événements ayant conduit à l’assassinat de Yitzhak Rabin. L’auteur réussit à brosser le portrait à la fois humain et politique du Premier ministre israélien, tout en dressant un tableau détaillé des derniers mois de sa vie. Cependant, on ne trouvera pas une analyse des forces opposées à Rabin, la question d’Yigal Amir, et l’absence d’une réflexion sur la dimension internationale du processus de paix qui a été complètement défait le soir du 4 novembre 1995. On notera toutefois en contrepoint une perspective détaillée sur les tensions internes de la société israélienne, la tragédie de la polarisation politique et le rôle essentiel du Premier ministre dans le processus de paix avec les Palestiniens. Cet ouvrage réussit à la fois à capturer l’atmosphère dramatique et l’intensité des derniers mois de la vie de Rabin, tout en lui rendant un bel hommage à la figure emblématique du Premier ministre israélien ; assassiné comme l’égyptien Anouar El Sadate.

L’on n’a toujours pas assez pris de la hauteur et de la distance, surtout après le 7 octobre sanglant en Israël, et certainement pas suffisamment pris aussi en compte l’évolution des rapports israélo-palestiniens dans les années qui ont suivi l’assassinat d’Yitzak Rabin, notamment l’essor du Hamas, la montée en puissance de la droite israélienne et les échecs successifs des négociations de paix. Une analyse des conséquences historiques de l’assassinat, et de son influence sur la politique israélienne actuelle qui devrait être mise en lumière plutôt que de se cacher la face.

En novembre 2000, un jardin à la mémoire d’Yitzhak Rabin avait été inauguré sans le 12e arrondissement de Paris. À l’Hôtel de Ville de Paris, le mercredi 13 janvier 2021, était organisé la 25e Commémoration de l’assassinat d’Yitzhak Rabin. Le mardi 4 novembre 2025, dans le parc de la Pépinière à Nancy, était à nouveau inaugurée la plaque en hommage à Yitzhak Rabin, vandalisée l’été de cette même année. Et ne l’oublions pas, la Ville de Paris a officiellement inauguré le mercredi 18 février 2026, la Place Shimon Peres. Située au cœur du quartier historique du Marais. Cette inauguration rendait hommage à l’ancien Président israélien et Prix Nobel de la Paix, soutien d’Yitzhak Rabin dans la volonté d’avancer vers une solution pour la paix entre Israël et le peuple palestinien. C’est dire que nous n’avons pas fini de méditer sur la nécessité pacifique autour de ces personnalités de premier plan de remettre la balle au centre plutôt que de s’enfoncer dans l’abîme. Ce livre est un encouragement pour comprendre le difficile chemin pour bâtir une paix solide et durable entre ces deux peuples.

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